vendredi 12 novembre 2010

Examen final !

On a beau claironner que notre École, malgré ses baisses, garde un bon niveau, je pense que c’est le plus grand échec de notre société.

Évidemment, on me mettra devant un «fait accompli» que serait la réussite, en général heureuse, de ceux de nous qui intègrent les écoles étrangères après avoir fait leurs premiers pas dans notre système scolaire.

Mais cela peut-il vraiment tenir la route?

Réfléchissons: Quel élève une fois au secondaire ne passerait pas avec succès les examens de première année de primaire ? (pardon?... Mwen ka sezi?...bon, je parle des écoliers qui sont... à l’ école!). Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit, non? La raison pour laquelle nos résultats sont si brillants à l’extérieur, est que nous sommes questionnés sur des notions déjà vues ici.

Mais quand il s’agit de nouvelles réalités ou même simplement d’ adaptation des notions déjà apprises...(nou mellus). Et pour vérifier cela, il n’est même pas nécessaire de voyager. Nous le vivons au quotidien:

Combien parmi nos premiers de classe, obtenant toujours la note maximale en cours de Physique sont réellement capables d’installer leur «inverter» eux-mêmes?

Ou encore, combien de nous, super doués en cours de géométrie et trigonométrie sommes en mesure d’évaluer correctement et à vue d'œil, les distances, la taille d'un individu, etc... (Les étrangers le font très bien, hein!)

Notre école ne nous forme que pour obtenir de bons carnets. Les élèves et leurs parents s’en satisfont.

Pourtant, à mon humble avis, passer en classe supérieure devrait être, sinon un souci secondaire, mais tout au moins, la conséquence naturelle d’une bonne assimilation (je ne dis pas mémorisation) des notions apprises en classe.

Parce que le vrai test, c’est dans la vraie vie, dans le quotidien que nous le passons. C’est là que les mesures d’hygiène qu’on nous rabâche depuis les petites classes peuvent nous sauver la vie. C’est là que cours d’économie domestique, de droit et de mathématiques doivent nous aider à prendre les bonnes décisions. Oui, C’est LA VRAIE VIE, seulement, qui peut dire qui de nous avions été des bons élèves en cours de religion, d’histoire et de civisme.

Tilou