vendredi 16 janvier 2009

Le bonjour de 2009!

Mais quelle année, cette 2009! D’accord, elle commence à peine. Mais pour ce qu’elle nous offre déjà, permettez-moi d'encore m’exclamer: Quelle année!

D’abord, c’est, pour ma part, la première fois que l'on nous garantit qu’une année ne peut être que mauvaise. Les politiques, les économistes, les patrons et les journalistes en sont presqu’à nous annoncer l'apocalypse. Ils y vont tellement fort que nous finissons par être gênés de dire «BONNE année».

Ensuite, cette fameuse 2009, elle nous fait tout voir et vivre de travers. Il se produit, depuis son arrivée, exactement le contraire de ce que j'ai appris.

Par exemple, j'ai toujours su que plus un bien était en abondance et à bon marché, plus il serait accessible. Et bien non! Puisque maintenant que le prix de l'essence ne fait que chuter, personne ne peut plus s'en procurer.

De même, plus un produit peut être distribué, plus son coût peut diminuer, non? Eh bien, ce n'est pas le cas pour les prix des appels téléphoniques qui devraient, selon le vœu de certains maîtres (mètdam, mètchantè,...), augmenter parce que trop de gens s'occupent à converser au téléphone. hm!

Ah! je vous dis...Cette année 2009, elle s'annonce mal. Tout ça, dans seulement la première quinzaine.

Je me demande ce qu'on aura vécu d'ici le mois de décembre prochain: Peut-être une nouvelle taxe sur la longueur de nos chaussures ou une rareté de savon de bain, allez savoir!

Mais il y a quand même de quoi se réconforter. La foi, par exemple. Contrairement à ce que je pensais, beaucoup de gens croient encore aux miracles.

Et je ne parle pas au sens figuré, non. Je parle des bon vieux miracles de Jésus, à l'époque où les handicapés guérissaient subitement.

Je disais donc que certains y croyaient encore: Ceux-là qui demandent des explications au capitaine du bateau. Pensez donc: Élire un muet pour qu'il prenne la parole. Alléluia!

Tilou

vendredi 9 janvier 2009

Non mais...c'est bien, le Rap.

Le Rap, c'est bien hein? C'est charmant comme tout., comme rien d'autre.

C'est des jeunes garçons qui chantent...euh non! qui...dansent... euh, non plus! Enfin...c'est des jeunes qui «rappent».

Donc le Rap, c'est bien. C'est un mouvement.

Bon. je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais c'est ça: Un mouvement marginalisé et aimé de tout le peuple.

C'est pas moi qui le dis non. Ce sont les rappeurs:

«Tout jenès dèyè nou, tout pèp la renmen nou».

Et:

«yo rayi nou pou pantalon nou ki anba boud...», «Tout lòt tandans yo vle manje nou».

C'est bien, le Rap!

C'est un mouvement de frères qui s'entendent et s'entraident. Ils ne se bagarrent violemment qu'à propos des couleurs de leurs mouchoirs.

Le Rap, c'est aussi la diversité dans les sujets débattus. On parle de misère, de ghettos, de sexe, de ganja, du rap, de misère, de sexe, de ghettos, de ganja, du rap, de misère, de ghettos, de sexe, du rap, de ganja et de misère.

Et puis, il faut avoir de l'inspiration hein! Vous pensez que c'est facile de trouver le bon ancien tube à copier?

Quant au style et à la posture, ça c'est un prérequis pour être rappeur. L'idéal, c'est d'avoir un corps "médium" et de porter de XL, de froncer les sourcils, de serrer les dents et de ne danser qu'avec les avant-bras et les doigts: Hip! un coup à droite, Hop! un coup à gauche. Et continue de droite à gauche (Hip! hop!). La classe!

Impératif aussi d'avoir un pseudonyme. Il n'est pas question de se présenter rappeur, connu comme Lorimer Anthénor. (Wyclef Jean, se yon eksepsyon!) Ah. non! Si c'est ça ton véritable nom, il faudrait plutôt opter pour un pseudonyme du genre «Master L» ou «Top LA».

Le plus impressionnant dans le mouvement, c'est l'immunité que ça apporte au rappeur. Une fois reconnu rappeur, on peut se saouler, faire de l'excès de vitesse et se tuer, ça sera reconnu comme un acte héroïque pour le mouvement. Même le gouvernement fera son hommage.

Non, mais sérieusement...Le Rap, c'est bien, non?

Tilou

vendredi 2 janvier 2009

Bonne Année

Les premiers jours de l’année sont le moment des souhaits, le temps de souhaiter à nos proches de passer une bonne année. Ça parait bien.
Mais cela a-t-il vraiment un sens?

Jean-Claude Martineau explique, dans un spot publicitaire, que le «bonjour» prononcé par quelqu’un que nous saluons n’est pas vraiment un souhait. Il a raison.

Je ne dirais pas comme lui, que c'est une preuve de bonne éducation. C’est un mot comme un autre pour initier une conversation. Exactement comme le Allô! des conversations téléphoniques. C’est pour dire «Attention, je suis là» ou «Écoutez, je vais parler»

Même le juge qui va prononcer une condamnation à mort dit «bonjour» au condamné.

Et nos «Bonne Année», c’est pareil. Sauf que c'est en début d’année. Ce n’est qu’un «Allô» spécial.

Pour que cela soit différent, il faudrait que celui qui prononce les vœux s’y implique. Par exemple «bonjour» devrait signifier «je vais t’aider à passer une bonne journée». Et «Heureuse Année», «je veux contribuer à ton bonheur, cette année». Ça serait pas mal non ?

Ainsi, nous travaillerions chacun au bonheur de ceux que nous rencontrons et la vie deviendrait tellement plus facile.

Peut-être, aussi, que les gens se garderaient carrément de dire bonjour, de peur de s’engager. Parce que ce n’est pas forcément facile de contribuer au bonheur des autres. Surtout que des fois, on n’est même pas certain de ce qui pourrait leur être agréable.

Toutefois, on peut commencer par éviter de leur pourrir la vie. Ca serait pour moi un excellent cadeau de la part de quelques voisins bruyants.

Alors, en ces temps de vœux, tachons de penser à ces souhaits que nous faisons et n’ayons pas peur de nous engager. Je vous souhaite, à tous, BONNE ANNÉE.

Tilou

jeudi 25 décembre 2008

aba Tonton Nwèl !?

Noël est, en principe, un temps marquant la naissance de Jésus-Christ. C’est une fête parce que cette venue du Sauveur marque le début de notre rédemption. Avec cette incarnation, nous ne sommes plus voués aux affres de l'enfer. Nous devenons héritiers du Paradis.

On comprend donc que cette fête soit celle de l'espérance, de la joie et de l'assurance aussi bien pour les « aisés » que pour les démunis.

Parce que, justement, ce n’est point une histoire d’«avoir», mais d‘«être», de «devenir»! Devenir enfants de Dieu.

Mais, cette vision de la Nativité a bien changé. Maintenant, le petit Jésus semble ne plus être invité à son propre anniversaire. Il n'est plus question que de Papa Noël. Et même, certains préfèrent TONTON Noël. Nous nous considérons plus cousins que frères.

Avant, il n'y avait que les enfants à croire au Père Noël. Les parents leur achetaient des cadeaux qu'ils déposaient au pied de l'arbre de Noel ayant remplacé la crèche, et faisaient croire aux tous petits que c'est un acte furtif du Père Noël.

Maintenant que les enfants sont moins dupes, je constate que c'est au tour des adultes d'en faire leur croyance. (e granmoun yo pa nan jwèt ak Pè Nowèl!)

Écoutez un peu les chansons d'aujourd’hui. On s'en remet à lui pour...TOUT. Le Père Noël a à sa charge, en plus des "ti pope" et "ti jwèt" traditionnels, l'argent pour les repas et la boisson des fêtes, la bonne marche du pays, le prix du riz, le recul de la misère, l'électricité, la construction des routes, le curage de nos égouts, l’évacuation de nos ordures et même l'obtention de visas américains.

Si, au moins, on le lui demandait poliment...Mais non! Il se voit tout bonnement agressé:

- «Si ou pa pase, mwen pap rele viv Nwél»!**

- «Tonton Nwèl, degaje ou pote bon nouvèl»!***

- «Ton ton Nwèl, pa ban m' bèl pawòl, pa fè m' fè tchòbòl»!****

Bientôt, nous aurons des manifestants, pancartes en main et criant:« Aba lavi chè! Aba Tonton Nwèl!»

(À ce train là, pa étonnant qu'il nous évite.)

Et puis, ça se réduit à une histoire de « grangou »^. Comme pour faire taire l'histoire de « l'homme qui ne devrait pas vivre seulement de pain », n'est plus considéré comme le Père Noël, que celui qui offre la nourriture:

-« Papa Nwèl mwen se papa m', paske ...se li ki toujou pran ka m' nan chache lavi pou ban manje...Ki manche gòl li keyi detwa lam.»^^

(Pitoyable!)

En fin de compte, je ne vois vraiment plus pourquoi encore fêter la Noël si c'est pour reprendre les mêmes plaintes quotidiennes. À moins que nous, adultes, nous soyons vraiment mis à croire au Père Noël!?

Tilou

**Si tu ne passes pas, nous ne te chanterons pas!
***Débrouille-toi, apporte-nous quelque chose.
****Ne me roule pas, sinon je vais me fâcher.
^la Faim
^^Mon Père Noël, c'est mon père parce que lui, il me soigne en me nourrissant.

vendredi 14 novembre 2008

Mon dernier billet

Cela fait une année que le blog est en ligne. Déjà 52 billets postés. N'est-il pas temps d'en faire un bilan?

Cela a-t-il valu le coup? N'est-ce pas du temps perdu?

Je me suis donné la peine (en fait, le plaisir. La peine c'est juste pour la formule rhétorique) de relire les textes. Avec le recul, j'en ai découvert des «pas-bons», des «acceptables» et des «superbes». Certains sont logiquement structurés et offrent une réflexion cartésienne. D'autres résultent plutôt d'instants de délire. Certains autres, de sentiments que m'ont inspirés des comportements ou des réflexions.

Ces derniers semblent les plus appréciés de mes lecteurs. Et c'est leurs réactions à ces billets qui m'ont poussé à écrire aujourd'hui «mon dernier billet».

D'abord, mes réflexions sont souvent prises de façon personnelle: Quand je parle de la liste de cadeaux des mariages, par exemple, je ne fais allusion à personne en particulier. Mais tous celles et ceux qui ont épousé cette pratique se sentent offensés. Je vous avoue que ça rend le dialogue difficile. Je me retrouve dans l'obligation d'essayer une explication en m'avançant à pas feutrés.

Ensuite, Je m'entends dire que l'objectif de mes billets est de démontrer que je "sais tout". Et là, sincèrement, ça blesse!

Je prends toujours le soin d'avancer mes arguments! Il est possible de laisser un commentaire pour une rectification! Et malgré tout, le contre-argument c'est que je me crois supérieur aux autres!

Bon, alors, à ma place, vous feriez quoi? Vous continueriez à écrire? à mettre en ligne ces billets? à les publier chaque vendredi?

Si oui, vous feriez comme moi! parce que je n'ai pas du tout l'intention de fermer boutique. Quant à publier mon dernier billet, si Dieu me prête vie, ce n’est sûrement pas demain la veille.

Tilou

vendredi 10 octobre 2008

Inventifs...ces tordus!

Un ami me faisait remarquer, l’autre jour, que l’expression « thé glacé » était insolite. Avouons qu’il n’a pas tout à fait tort.

D’accord, ça a bon goût. Enfin , le thé lui-même, pas l’expression. Et en plus de goûter bon, c’est rafraîchissant.

Ceci étant dit, il ne faut pas avoir le cerveau trop à l’endroit hein, pour trouver un truc pareil. Du « thé glacé »! et il y en a d’autres : du chocolat…blanc ! du jus en…poudre ! du café…décaféiné ! etc. Carrément des oxymores tangibles.

Il paraît que c’est à mettre sur le compte de «l’inventivité» des gens du Marketing. Pour faire ce boulot, il faut donc se tordre le cerveau: On prend quelque chose de naturel, on le met à l’envers et hop! Ça donne un produit révolutionnaire, probablement utile,... avec un nom coucher dehors.

Je me demande comment n'ont-ils pas encore lancé «l'allumette à geler» ou la «bière chaude».

Certains autres noms, par contre, sont de belles trouvailles. La « Permanente » par exemple.

Ça ne dure pas du tout et il faut la réappliquer régulièrement. Tous les 2, 3 ou 4 mois, suivant les cheveux de la personne (sivan pòch li !). Et en fin de compte il n’y pas plus de permanence dans les effets de la permanente que dans la stabilité des taux de change en Ayiti.

Mais, ne croyez pas que les gens du Marketing aient berné les femmes. Non. Le mot Permanente est convenablement et judicieusement choisi. Parce qu’une fois la permanente essayée, il faudra l’utiliser en permanence.

Ah! ces gens du Marketing!. Croyez-moi, il auraient déjà proposé «l’eau en poudre» s'ils savaient avec quoi mélanger la poudre pour retrouver l’eau.

Tilou

vendredi 3 octobre 2008

Liberté à surveiller!

La démocratie est un terme très utilisé de nos jours. C’est un concept cher à nos dirigeants. Son établissement s’avère cependant néfaste dans certains cas.

S’il est incontestable que la dictature fait du tort à un pays, en empêchant l’épanouissement d’un grand nombre de personnes, dans sa volonté de réprimer toute opinion qui lui soit contraire; il n’en demeure pas moins qu’à la démocratie il faut une structure de forte autorité sinon de répression. Sans cela, la soit-disant démocratie risque de causer plus de tort qu’aurait pu en faire une dictature.

Prenons un exemple banal: le fonctionnement de la presse et des autres médias de communication.

La dictature imposait à la radio et à la télévision ce qui convenait comme émissions et comment elles devaient être présentées. Certaines musiques ne s’y diffusaient pas. Le créole ne s’y parlait pas. Et tout ceci non pas par choix de la population, mais simplement parce que le contraire ne plairait pas au gouvernement.

Ceci a changé, de nos jours. Mais je ne parierais pas que la radio et la télévision se soient améliorées.

Toute censure ayant disparue, la télé nous offrent toutes sortes d’images. Toutes sortes d’images qui ne devraient pas êtres diffusées: des scènes pornographiques ou de violences gratuites que pullulent les productions cinématographiques avant-gardiste ou, comme on a pu le voir récemment, des images de cadavres d’enfants morts, noyés dans les inondations et ramassés à la pelleteuse; sans aucun respect de la dignité humaine.

Et que dire de la radio qui ne trouve plus aucune retenue dans leur émission de chansons triviales?

Évidemment, je pourrais trouver plusieurs autres exemples à mettre dans l’ensemble des exercices de liberté plutôt nuisibles . Le vacarme de certains aux mépris des autres n’y serait pas un intrus.

Mais les pratiques de la radio et de la télé doivent pouvoir convaincre que même en démocratie, il faut une censure de certaines pratiques de la liberté.

Tilou

vendredi 26 septembre 2008

Amateurs professionnels

Ne trouvez-vous pas curieuse cette façon qu’ont certains d’intégrer un domaine professionnel? Ils se contentent de reproduire ce qu’ils croient avoir compris et vu faire par d’autres.

Par exemple, après avoir assisté à un concert de chants, quelques décident que c’est leur destin, qu’ils sont faits pour ça. Et, comme la Loi ne réprime (malheureusement?) pas encore la pollution auditive, sans perdre de temps, ils se mettent à chanter. (Pwoblèm pou zòrèy moun lakay yo!)

Ou encore, quelques autres s’improvisent graphistes parce qu’ils arrivent à manier sans aucune formation un logiciel graphique.

Attention. Je ne dis pas qu’il faut forcément une formation académique pour se professionnaliser. Et je reconnais que l’histoire regorge de génies autodidactes.

Mais autodidactes, justement veut dire «s’instruire soi-même» et non «ne pas s’instruire du tout» pour ne s'en remettre qu’à la routine. Et se former seul, suppose quand même une recherche de la formation et de la connaissance exacte non seulement de la pratique, mais aussi (et même surtout) de la théorie.

Parce que si la théorie sans la pratique reste futile, la pratique sans la théorie perd son efficacité et peut même se révéler dangereuse.

Et comme résultat on obtient ces chanteurs sans voix, ces affiches incompréhensibles et... plus dramatiquement ces chauffards du dimanche, ces instructeurs ignorants, ces hommes politiques incapables...

Il est donc nécessaire de se bien former pour être un bon professionnel. Ne nous contentons pas de reproduire ce qu’on a vu se faire. Cherchons à comprendre d’abord ce qui s’est fait et comment le faire, pour l’améliorer si possible et pour ne pas le dégrader sinon.

Autrement, c’est tout un pays qui en un rien de temps ne comptera plus que des professionnels de l’amateurisme.

Tilou

vendredi 19 septembre 2008

Vocation: Parent.

Pour professer dans un domaine technique, il faut dans la plupart des pays, une licence ou un diplôme. Ceci permet de protéger la population en garantissant un minimum de savoir-faire de la part des techniciens.

J'ai le sentiment que l'on devrait faire autant pour les parents. Il ne serait pas vain d'avoir à passer quelques examens officiels pour être autorisé à enfanter.

Parce qu'y en marre de rencontrer des parents n'ayant rien à cirer de leurs enfants. Ceux qui les abandonnent, celles qui les maltraitent. Celles et ceux qui les gâtent, etc.

Et puis, on en profiterait pour mettre sur pied, une école des Parents; pour aider celles et ceux qui auraient la bonne volonté mais qui ne sauraient pas comment s'y prendre.

Certes, tout cela ne serait pas une garantie que le monde irait mieux.

Mais seraient parents moins de personnes n'ayant pas la vocation. Et ça pourrait aider à diminuer le nombre d'enfants qui doivent, eux-mêmes, assurer leur éducation.

Tilou

vendredi 12 septembre 2008

Solidarité d'1 mois?

En Ayiti, nous sommes passés maître de la solidarité.

Il y a certes beaucoup de problèmes à résoudre, beaucoup de comportements à changer, beaucoup de notions à apprendre; mais la solidarité est point sur lequel personne n'a de leçon à nous donner. Ah, non!

Quand nous donnons, nous donnons. Nous ne nous rabaissons point à nous baser sur la gueule de l'autre pour lui donner. Certains écoliers de la province peuvent en témoigner: À l'école où ils se rendent, il n'y a point de craies, pas de tableau et pas de banc, pas de livres, pas de courant. Mais on ne s'est pas dit que leur cas était perdu. Non! On leur a dégoté de superbes ordinateurs avec quoi ils peuvent maintenant faire le beau.

Le meilleur exemple: les dernières intempéries. Plusieurs villes et régions du pays se retrouvent sinistrés à cause des inondations. Et là encore, nous, professionnels de la solidarité, frappons un grand coup. Nous ne nous contentons pas de leur apporter de quoi manger et boire, de quoi se vêtir; nous compatissons vraiment et avec une belle trouvaille:

Nous demandons aux écoliers du pays se trouvant en mesure de s'instruire de ne point le faire, durant 1 mois, pour laisser à ceux victimes de sinistres le temps de se préparer pour la rentrée scolaire. C'est pas mal, hein!? Moi, je vais encore plus loin. À la maison, j'interdis la télévision, parce que les enfants sinistrés n'y ont pas accès. J'interdis également aux enfants de lire, parce que les enfants sinistrés n'ont pas de quoi lire pour le moment.

Et puis, ce n'est pas seulement aux écoliers d'être solidaires. Toutes les entreprises du pays devraient fermer en solidarité avec celles des villes handicapées. Et les bureaux de l'État aussi...Pourquoi, par exemple, tous les hôpitaux ne feraient pas solidarité avec ceux inondés? hein? dites-moi.

Même que je ne suis pas certain qu'un mois soit suffisant: Les villes à nettoyer ou déplacer, les entreprises à faire redémarrer, les fournitures à acheter,...non! un mois, c'est trop court. Il faudrait leur donner toute une année...au moins. Mais 2 serait idéal.

Tilou

Sexe Faible ?

La Femme est qualifiée de «sexe faible» parce que généralement une femme est moins forte physiquement qu'un homme du même âge.

Sur d’autres points, cependant, je me demande si cette qualification tient la route.

Par exemple, on a tendance à croire que c’est généralement l’homme qui initie une relation amoureuse en faisant la cour à une femme. hmm!

N’est-ce pas plutôt la femme qui invite l’homme à la courtiser?

La femme qui ne trouve aucun intérêt dans un homme lui laissera peu de chances d'exprimer ses sentiments.

Les hommes pensent également être les détenteurs de belles paroles. (adje!)

Les femmes ont gagné pas mal de terrain sur ce point là. Elles arrivent même à tourner certains d’entre-nous en bourrique.

Par exemple, la femme exige de son mari l'achat d’une robe. Elle fait tout pour le convaincre que c’est cet habit-là qui lui sied. (Pauvre idiot!)

Le jour où elle décide de le porter, la femme demande à l'idiot...euh!...au mari de décider entre la fameuse robe et une autre. Quel que soit l'avis du mari, elle l'oublie et porte...la fameuse robe.

L'idiot...euh!...le mari se voulant galant croit bluffer son épouse en lui gratifiant d'un hypocrite «oh! chérie, tu es jolie. Cette robe te va bien!».

Et la femme de rétorquer: «Je l'ai mise pour toi, chéri.»

Tilou

jeudi 4 septembre 2008

Tout koutay se koutay

J'ai remarqué que certains comportements condamnés unanimement dans une société peuvent être parfaitement acceptés dans...la même société, suivant la personne ou la classe sociale la pratiquant.

Le vol, par exemple.

Une cuisinière à qui on confie quotidiennement 100 gourdes pour la préparation de repas ne peut (ne devrait), en aucun cas, conserver pour son compte ou dépenser selon ses propres vœux les 10 gourdes de monnaie qui lui reste occasionnellement un jour de rabais. Ce serait du vol. (ou de la frékansité*). Elle doit impérativement rapporter la monnaie et la remettre à la maîtresse de maison qui en disposera.

Là, on est d’accord.

Mais qu’en est-il lorsqu’une section d’une entreprise (ONG yo!!!), ou d’un ministère de l’État, décident de conserver l’argent non utilisé du budget qui leur a été alloué, sous prétexte que le prochain budget sera réduit si l’argent est rendu ?

C'est malhonnête! Tout koutay** se koutay!

Pas d’accord ?

Alors, je vous en prie, montrez-moi la différence.

Tilou

*impertinence

**expression créole désignant le fait de s'approprier une partie d'une somme d'argent prévue pour autre chose

Malheurs adorés

N'avez-vous pas remarqué notre attirance pour les tragédies?

Déjà autrefois, les romans les plus prisés par les femmes et les filles étaient ceux où l'amour des héros rencontrait embûches après embûches. L'histoire se terminait toujours de la meilleure des façons, certes. Mais elle traversait toujours d'innombrables obstacles et s'arrêtait, justement, lorsqu'il n'y avait plus de problèmes; comme pour dire que lorsque tout va bien, il n'y a rien à raconter.

Maintenant, c'est encore pareil: Le «normal» n'attire pas grand monde. J'imagine souvent un scénario dans lequel un homme et une femme se rencontreraient, tomberaient amoureux l'un de l'autre, seraient acceptés de tous, ne rencontreraient aucun problème, vivraient heureux et auraient beaucoup d'enfants. J'imagine aussi, la salle où je projetterais le film: je la vois vide.

Peut-être inconsciemment, c'est ce qui choque qui attire. Ce qui fait battre plus vite le cœur, ce qui fait monter l'adrénaline.

À la télé, on ne voit jamais d'émission sur un inconnu faisant l'aumône à une mendiante, ou sur un écolier aidant un vieux à traverser une rue. Non. On ne voit pas ça.

Mais quant à l'étudiant qui aura mitraillé une bonne dizaine de ses camarades, il fera la une des journaux.

Ce qui est normal et sans embûche n'intéresse tellement pas que l'on arrive à faire un culte de la difficulté. Un proverbe dit:« à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire». Comme s'il fallait rechercher le péril avant la victoire. La gloire serait donc dans le péril?

Je ne sais pas pour vous, mais quitte à choisir, moi je préfère le triomphe de la victoire que le péril de la gloire.

Et à tous les habitants de la terre, je souhaite des histoires simples et heureuses qui n'intéressent personne plutôt que les compliquées et tragiques qui attirent tous les regards.

Tilou

vendredi 15 août 2008

L'habit du moine

Certains, dans leurs façons de s'habiller, se mettent mal à l'aise pour plaire à la société. J’en ai déjà parlé (voir: Tenue de circonstance): je trouve cela bizarre.

Il y en a d’autres qui m’intriguent encore plus: Ceux qui ont honte de ce qu‘ils portent.

Plusieurs fois, je me suis retrouvé avec une ou plusieurs de ces personnes rappelant, par leurs tenues, des œuvres d’art surréalistes. Je n’ai jamais compris leur gêne d'être regardées.

Une fois, l’une d’elles m’a demandé pourquoi je la fixais de la sorte. Je lui répondis que j’admirais sa tenue. Mon regard continua visiblement à la gêner.

Évidemment, vous direz que c’était à moi de ne point la fixer du regard, mais...Réfléchissons honnêtement: Si on se fait beau et qu’on insiste pour l’être différemment des autres, c’est bien pour être remarquable, non?! Ne nous faudrait-il donc pas en assumer les conséquences?

Il en va de même pour ceux qui se mettent en «rasta style» et qui s’offusquent qu’on pense qu'ils se droguent.

Le gendarme, le médecin, la prostituée s’habillent pour être remarquables. Lorsqu'ils ne sont pas en service et qu'ils veulent se fondre dans la foule, ils se mettent des tenues que portent tout le monde.

L'habit ne fait pas le moine, d'accord. Mais lorsqu’on ne veut pas être appelé «révérend», on ne porte pas la soutane.

Tilou

vendredi 8 août 2008

Diplômés mais «sans métier»

Un seul métier a pour seul vocation d'enrichir son pratiquant: le Commerce.

C'est dans cette voie, et dans cette voie seulement que devrait se diriger celui ou celle qui ne se préoccupe que de se procurer de l'argent.

Faire du commerce c'est vendre. et empocher. La marchandise a peu d'importance à part sa facilité ou sa difficulté à être vendue. Qu'il s'agisse d'une denrée rare ou d'un produit qui court les rues, seul compte ce que ça peut rapporter.

Tout autre métier est différent; ou du moins devrait l'être.

Pour le bon médecin, le bon avocat, etc. l'argent est de seconde importance. Ce qui réjouit l'architecte c'est de voir qu'on apprécie sa maquette. L'ingénieur aime bien passer devant une belle bâtisse et faire savoir qu'il en est le constructeur. Et tout comme l’écrivain préfère offrir gratuitement son livre à un lecteur passionné plutôt que de le vendre à un analphabète, l'informaticien se réjouit de voir tourner son application bien plus qu'il n'apprécie l'argent qu'elle lui rapporte.

Attention! (mwen konnen nou!) Je n'avance pas que le professionnel ne doit pas gagner son pain. Je dis que son métier doit être son art et sa passion.

Bien entendu, ce n'est plus ce qui se fait. Maintenant, quel que soit le métier choisit, le premier critère semble être la quantité d'argent que l'on peut y gagner.

Le résultat c'est que l'on met moins de soin à son travail et que les seules dates guettées dans l'agenda sont celles auxquelles on reçoit le salaire ou l'on part en congé.

«Il n'y a pas de sot métier», dit le proverbe. Certes. Mais bien des professionnels, diplômés; dans leur rapport avec la profession qu'ils exercent ne font-ils pas penser à des sots sans métier?

Tilou

vendredi 1 août 2008

Culture?...vous avez dit culture?

Il est souvent dit qu'Ayiti possède une culture riche et forte. Je ne suis pas d'accord! (Kouman «se sa [ou] konnen an»?).

...Je ne suis pas d'accord et pense même, au contraire, qu'elle tend à perdre ses traits culturels.

Les dimanches après-midi d'autrefois, les enfants s'habillaient particulièrement, même lorsqu'ils ne devaient se rendre nulle part. Maintenant, c'est du passé.

Les premières semaines de l'année ne tarissaient pas de «bònane», «santé», etc. De nos jours, on est chanceux d'entendre des souhaits le 3 janvier.

Notre musique? quelle «Notre»? Nos musiciens n'ont aucune connaissance de son histoire et la plupart de nos groupes musicaux ne savent même pas ce qu'ils tentent de jouer. Les plus jeunes n'écoutent plus que de l'importée: Hip Hop, RnB, Dancehall (dans sal?), etc.

Nos langues? comment ça, «nos langues»? ah oui! le Créole et le Français. Venons-en donc à notre chère langue maternelle et à notre langue d'instruction. À part que l'on ne s'accorde pas sur qui parle correctement le créole, cette langue est méprisée et humiliée par bon nombre d'entre nous. Et quant au Français!...

Rien que pour faire comme à la télé, un Ayitien, en Ayiti trouve naturel de s'adresser à un compatriote, également en Ayiti, en Anglais; sans se demander si le compatriote en question est familier à la langue de Shakespeare.

Le «bientôt» devient «soon». Les policers ne réclament plus de «renforts» mais «backup». Et nos prénoms se tournent vers les Mackenson, Jackson, Robertson,... Toujours pour reproduire le cinéma, on ne dit plus «bonjou», mais «sali» et pour que ça diffère encore plus du «salut» français certains petits malins préfèrent «salui!»

Alors, comment malgré tout peut-on qualifier notre culture de forte?

Je ne vois vraiment pas!...à moins que mépriser ses traditions puisse être considéré comme un trait culturel!?

Tilou

vendredi 25 juillet 2008

Ayitiâneries

Je suis de ceux qui n'hésitent pas à condamner les propos insinuant que les Ayitiens seraient plus méchants que les autres habitants de la terre. Entendre dire que l'Ayitien ne pense qu'à lui me met hors de moi.

Certaines situations que j'ai vécues récemment diminuent, cependant mon élan à défendre mes compatriotes sur ce terrain.

Connaissez-vous la mauvaise blague de l'Ayitien qui préfère perdre un oeil rien que pour éviter qu'une de ses actions soit profitable à un voisin? (Si non, c'est tant pis pour vous! Mwen pap simaye vye blag konsa!).

Et bien, moi, j'ai vraiment assisté à ça. Imaginez une dame, chrétienne par dessus le marché, qui se retrouve avec une tonne de linge sale à cause d'une pénurie d'eau courante dans le quartier. Elle rencontre un gars qui lui propose de réparer le conduit endommagé causant l'ennui moyennant une maudique somme qu'elle est en mesure de débourser.

Pouvez-vous devinez sa réponse? Elle refusa. Parce que, avança-t-elle, il n'est pas question qu'elle paie seule alors que tout le quartier va en profiter. (Tonniskribòt mwen!)*.

Comprenez bien: Ce qui lui est demandé n'est pas du tout en fonction du nombre d'habitant du quartier. Elle en aurait été la seule habitante que le prix aurait été pareil.

Mais elle préféra garder son linge sale, plutôt que de faire profiter gratuitement quelques prochains.

C'est dans la même logique de ce vieillard refusant de planter un manguier dans sa cour prétextant qu'il sera mort avant que l'arbre ne bourgeonne.

Vous savez? je ne me résous toujours pas à croire que tous les Ayitiens soient des égoïstes méchants et athées. Mais à voir l'état dans lequel se trouve le pays, je me dis que de cette sorte de gens, il doit y en avoir pas mal.

Tilou.

* expression créole équivalent au «Tonnerre de Brest!» du Capitaine Haddock dans LEs aventures de Tintin et Milou. Ici, accompagné d'un soupir.

vendredi 18 juillet 2008

Pas bon!

Lorsqu'une personne rejette un résultat ou autre chose, il lui est certaines fois demandé si elle aurait fait mieux ou a une proposition constructive à faire. Par exemple lorsque j'avance que l'actuel sélectionneur de l'équipe nationale haïtienne de football, au vu de ses résultats, ne mérite pas d'être à cette place, on me demande si, moi, j'aurais mieux fait.

Bon, a priori, il faut effectivement une certaine maîtrise de la chose pour émettre une bonne critique; celle que l'on qualifie généralement de constructive. Ainsi, si j'avais été un technicien en foot, j'aurais avancé que le sélectionneur n'aurait pas dû faire jouer, de manière hasardeuse, un demi-défensif droit dans le couloir gauche, plutôt que de dire qu'il n' a pas sa place à la tête de l'équipe.

Mais, entre nous...ai-je vraiment à connaître tout ça pour comprendre que l'équipe fait de moins bons résultats que d'habitude? Que c'est depuis l'arrivée du nouveau coach que l'équipe ne gagne plus?

C'est comme en cuisine. Si vous choisissez n' importe quel enfant d'1 an et que vous lui donnez à manger une omelette bourrée de sel, il la recrachera, n'obéira pas. Il la trouvera trop salée. Il ne saura pas expliquer si c' est le sel qui est en trop ou s'il n' y a pas assez d'omelette. L'enfant ne saura peut-être même pas dire que c'est trop salé. Mais il dira que c'est PAS BON!...et il aura raison.

Tilou.

vendredi 11 juillet 2008

Langage soigné

J'ai cherché l'expression «gros mot» dans le dictionnaire. Je n'ai pas trouvé grand chose. «Mot grossier» qu'il y a seulement comme explication.

Alors, évidemment, je suis allé voir à «grossier». Non plus! Certes, il est dit que c'est relatif à ce qui offense la bienséance et la pudeur...et puis rien.

J'ai demandé aux gens qui m'entourent. Pas mieux que le dico. Pire même.

Vous dites? ah... ce que j'espérais trouver!? eh bien, pourquoi certains mots sont considérés comme grossiers et d'autres non. Et aussi, pourquoi les «gros mots» ont toujours rapport au sexe.

Vous n'aviez pas remarqué? Allez! faites-le tour de ceux que vous connaissez. Exemple? Ah. non! (apre sa pou n’al di mwen pa gen edikasyon!)

Pourtant, le vol ou le meurtre, tout aussi immoraux, sinon plus, que les déviances sexuelles, ne sont pas prononcés avec gêne. Dans les manuels scolaires ont retrouve le mot voleur, mais pas de...(nou pap jwenn mwen!)

Et des mots renvoyant au sexe on accepte certains pour en bannir d'autres: On dit fièrement vagin. Mais c’est vilain de dire ch...(woy! bouch mwen manke chape)

Revenons au dictionnaire.

Comment donc un mot peut-il être grossier?

1._ Qui manque de soin, de fini

Vraisemblablement ça ne peut être ça.

2._ Qui manque de finesse, de grâce

hmm! Certes, certains mots semblent moins élégant que d' autres. Mais ça reste une simple question de point de vue, non?

3._ Qui n'a pas été dégrossi, poli par la culture, l'éducation.

(Je me perds. Là, je me perds)

4._ Qui offense la pudeur, qui est contraire aux bienséances. Qui agit d'une manière contraire aux bienséances.

ah!. Ça doit être ça. mais un mot peut-il être contraire aux bienséances par lui-même? Ou l’est-il en renvoyant à quelque chose qui l’est? surtout quand d'autres renvoyant à ce même quelque chose, sont très bien acceptés.

Non pas parce qu’il fait référence à quelque chose de vulgaire, le mot serait-il donc grossier lorsqu'il se rapporte au sexe ou à l'acte sexuel?

Puéril, je dis.! Ce n'est pas parce que la fellation doit rester quelque chose d' intime que c' est forcément grossier de dire tib...(oh!? padon!)

Tilou

vendredi 4 juillet 2008

Plaidoyer saugrenu

Il est coutumier d'entendre l'expression : «qui s'excuse s'accuse.». Et c'est un fait. Celui ou celle qui s'excusent ne peuvent le faire qu'à propos d'une faute, d'une erreur ou d'un fait qui leur est imputables. Présenter ses excuses, c'est demander pardon tout en reconnaissant son tort.

Certaines fois cependant, ce n'est pas en s'excusant que certains s'accusent, mais en accusant d'autres.

Et ce qui est drôle dans tout ça, c'est qu'ils ne se rendent même pas comptent de leur aveu.

Prenons en exemple les nouveaux épisodes de l'affaire FHF (Fédération haïtienne de football).

Acte 1. des journalistes accusent ouvertement le comité fédéral de mauvaise gestion, de détournement d'argent aux fins personnels de ses membres. Le président du comité répond que ces journalistes sont des anciens amis qui lui en veulent parce qu'ils ne reçoivent pas d'avantage de la fédération.

Acte 2. la Cour Supérieure des Comptes fait enquête et demande de justifier les dépenses de la Fédération. Un représentant du Comité fédéral fait remarquer que d'autres cas plus graves, à travers notre histoire, n'ont jamais fait l'objet d'enquête. (bon! sa sa a vin’ chache nan bagay la MENM?!)

Sans même chercher à certifier si, oui ou non, le Comité fédéral est coupable de tout ce qui lui est reproché, il est remarquable qu'il n'a encore pris aucune position qui pourrait le disculper, ni même cherché à démentir ou justifier les fautes dont on l'accuse. Ne serait-ce pas plutôt révélateur?

La désignation de la nouvelle prétendante au poste de premier ministre nous gratifie d'aussi belles argumentations: Une dame, défendant la nouvelle Désignée contre les accusations d'homosexualité, rétorque à propos de l'Église: «Elle parle d'immoralité, mais ne doit pas oublier qu'en son sein, des évêques on été accusés de pédophilie.» Je me suis alors demandé: 1. en quoi et de quoi cet argument disculpe-t-il sa cliente? 2. Au cas où l'Église n'aurait été d'aucun soupçon, notre intervenante aurait-elle épousé sa cause?

Je n'ai pu trouver aucune réponse à ces deux questions mais me suis laissé dire que pour leur bonheur, certains auraient intérêt à travailler leurs plaidoiries.

Tilou