vendredi 2 janvier 2009

Bonne Année

Les premiers jours de l’année sont le moment des souhaits, le temps de souhaiter à nos proches de passer une bonne année. Ça parait bien.
Mais cela a-t-il vraiment un sens?

Jean-Claude Martineau explique, dans un spot publicitaire, que le «bonjour» prononcé par quelqu’un que nous saluons n’est pas vraiment un souhait. Il a raison.

Je ne dirais pas comme lui, que c'est une preuve de bonne éducation. C’est un mot comme un autre pour initier une conversation. Exactement comme le Allô! des conversations téléphoniques. C’est pour dire «Attention, je suis là» ou «Écoutez, je vais parler»

Même le juge qui va prononcer une condamnation à mort dit «bonjour» au condamné.

Et nos «Bonne Année», c’est pareil. Sauf que c'est en début d’année. Ce n’est qu’un «Allô» spécial.

Pour que cela soit différent, il faudrait que celui qui prononce les vœux s’y implique. Par exemple «bonjour» devrait signifier «je vais t’aider à passer une bonne journée». Et «Heureuse Année», «je veux contribuer à ton bonheur, cette année». Ça serait pas mal non ?

Ainsi, nous travaillerions chacun au bonheur de ceux que nous rencontrons et la vie deviendrait tellement plus facile.

Peut-être, aussi, que les gens se garderaient carrément de dire bonjour, de peur de s’engager. Parce que ce n’est pas forcément facile de contribuer au bonheur des autres. Surtout que des fois, on n’est même pas certain de ce qui pourrait leur être agréable.

Toutefois, on peut commencer par éviter de leur pourrir la vie. Ca serait pour moi un excellent cadeau de la part de quelques voisins bruyants.

Alors, en ces temps de vœux, tachons de penser à ces souhaits que nous faisons et n’ayons pas peur de nous engager. Je vous souhaite, à tous, BONNE ANNÉE.

Tilou