vendredi 13 juin 2008

Blah ! Blah ! Blah !

À écouter les chansons contemporaines, on finirait par croire que les hommes d'aujourd'hui sont très amoureux. Les textes chantant la beauté de la convoitée, les charmes de la dulcinée ou l'indispensabilité de la bien-aimée; ne se comptent plus.

Ils s'en donnent à cœur joie : «Mwen renmen ou alafoli». «Se ou ki tout lavi m’», «Ou se sèl fi nan lavi m». «Map toujou la pou ou»,...

La réalité, cependant, est toute autre: la plupart des musiciens sont de véritables coureurs de jupons (ou plutôt coureurs de leurs emplacements : les jupons n'existent plus). Leurs couples ne durent pas longtemps et leurs compagnes de nuit sont innombrables.

Cette différence entre ce qui est proclamé et ce qui est donné en exemple ne se vit pas seulement chez nos amis musiciens. Nous en témoignons presque tous.

Lors de nos mariages, nous promettons fidélité. Combien d'entre nous le restons vraiment? Nous nous engageons pour la vie, pour «le meilleur et pour le pire», disons-nous. Mais au premier obstacle, nous recourons au divorce pour «incompatibilité de caractères»: L’incompatibilité des caractères serait-elle encore pire que le pire? (Et ces cas deviennent si fréquents que je me demande s'il ne serait pas mieux de faire des mariages à durée limitée: 2 ans, 3 ans ou 5 ans renouvelables).

Et la pauvre Bible…!?

Nous sommes presqu’unanime à reconnaître qu’elle est source de vérité. Peu d’entre nous cherchent à savoir ce qu’elle dit vraiment.

Et lorsque nous le faisons, c’est pour certifier: «Labib di…, Labib di…» et ensuite ne suivre que le contraire de ses recommandations.

Nous enseignons à nos enfants que mensonge n'est pas bien. Nous leur mentons aussi souvent que nous les embrassons.

Tout cela se vit pourtant normalement. Tout le monde chante sans mettre en pratique, sans même prendre le temps d'écouter ce qu'il chante.

Nous fêtons Dieu, les enfants, la femme, les animaux et même la planète; sans donner de sens à ses fêtes qui du coup ne deviennent que des moments de répit à la routine insane de nos vies d’hypocrisie.

Tilou