vendredi 22 février 2008

Forcément Libre

«Le travail c’est la liberté!»

Vous y croyez vous? Pour moi, ça dépend!

Ça dépend de ce qu’on entend par «travail».

Si l’on considère ce mot dans le sens de s’occuper à faire quelque chose, ca peut, en effet, rendre libre par rapport à certaines autres choses. L’oisiveté est mère de tous les vices dit-on. Par exemple, faire du sport peut éviter à un Jeune la pratique de la drogue (Comment ça «et Maradona»?).

On peut également voir le travail, et je pense que c’est l’idée première de notre proverbe, comme un boulot, un job. Et là, c’est à ne plus rien comprendre. Parce qu’elle doit être très malheureuse de ne pas être libre, la Reine d’Angleterre. Je la plains de n’avoir rien à faire, à part quelques réunions mondaines, alors que moi, je suis très libre, travaillant toute la journée. Il y en a d’autres qui ont même deux ou trois job pour tenter de joindre les deux bouts. Je me demande si vraiment ils sont deux ou trois fois plus libres que les autres.

Regardez aussi les animaux. N’est-ce pas un exemple patent? Entre la bourrique et le chien peyi je ne suis pas certain que le premier soit le plus libre. Pourtant il n’y a aucun doute que c’est la bourrique qui... bourrique.

Le dictionnaire aussi est très instructif sur le sujet. J’ai jeté un oeil à la définition du mot travail. J’ y ai appris que ce mot vient du Latin trepalium (ou tripalium) qui se définissait par «instrument de torture». Et c’ est pas tout, ce mot désigne aussi un «Dispositif servant à immobiliser les chevaux, les bœufs, pour pratiquer sur eux certaines opérations.» Aïe!

Révélateur, non?

Se trouver un emploi, j’en conviens, peut permettre de s’affranchir d’une certaine dépendance envers les parents. Mais cette dépendance n’est pas effacée. Elle est seulement transférée. Et dans bien des cas, nous sommes nostalgiques de ces bons vieux temps où nous dépendions des parents, où nous n’étions pas libres mais faisions ce que nous voulions.

Tilou