vendredi 9 avril 2010

ONG

L'avenir des Ayitiens semble voué à dépendre de plus en plus des O.N.G. On n'entend plus parler que de ça. Dans les rues, on ne voit que ça. Les hommes politiques ne se plaignent que de ça.

Pourtant, c'est une manne pour le pays, je vous dis. D'ailleurs, il y a longtemps qu'Ayiti n'existerait plus s'il n'y avait pas eu les ONG.

Bon, il est vrai que la dénomination paraît bizarre."Organisation Non Gouvernementale". C'est à se demander en quoi les opérateurs téléphoniques ou les concessionnaires d'automobiles sont plus gouvernementales que nos ONG. Mais c'est qu'étant là où le gouvernement est absent (leur nombre renseignerait-il donc sur la présence du gouvernement?)Et devant donc faire le boulot à sa place, on a souvent envie de les confondre (nan tou 2 sans yo); il faut bien s'assurer d'éviter la méprise.

On leur reproche aussi de travailler chacun dans leurs coins, sans suivre des directives des entités étatiques. Quelle mauvaise foi! Leur fonctionnement n'est-il pas la reproduction exacte des travailleuses de la voirie? Ne prétendez pas n'avoir rien remarqué. Depuis le séisme on n'a droit qu'à ce spectacle: une demi-cinquantaine (je ne voyais pas d'autre moyens d'arriver à cinquante :) de dames balayant 3 mètres carrées de surface. Et si le travail des ONG ne semble pas rendre, les rues ne sont pas mois sales non plus.

Et puis, ne distribuer à la communauté que 1% de la somme récoltée en son nom, c'est quand même être plus charitable que le gouvernement.

En plus, les ONG créent des emplois (1-0 pou yo), fait vendre beaucoup de voitures (la a, gouvènman an pa pè. 2-1), dressent beaucoup de rapports (ah, ça ne compte pas puisqu’il n'y a pas plus de transparence pour autant, toujou 2-1).

Une autre différence entre l'État et les ONG, c'est leurs locaux. Ces derniers ont les leurs plus propres. À part la comptabilité, bien entendu. Parce que quant à la corruption, ça joue serré entre eux. Si pour le gouvernement c'est brutal, nos ONG donnent plus dans la finesse: Ça permet à des étrangers de donner dans l'évasion fiscales et à leurs dirigeants de disposer de beaucoup d'argent sans avoir à en rendre compte. Cool, non?! Et bien plus pratique que l'État où avant même de rentrer en fonction, on est qualifié de voleur. Ici, on peut voler en restant respectable.

Hmm! Ce que j'aimerais en ouvrir une, d'ONG! Quelle trouvaille hein!?, Une entreprise à but non lucratif et qui fait rentrer des sommes incontrôlables.

Tilou

PS: Peut-être que tous les ONG ne sont pas à mettre dans le même panier, mais trouver les exceptions peut relever de l'exploit.