vendredi 30 janvier 2009

VOX POPULI, populus stupidus! VOX DEI !?

Grâce à la tyrannie, la barbarie des chefs de nos civilisations du passé, - passé encore assez présent - le concept de la démocratie a pris de la valeur.

Pour faire face aux caprices de ces princes et autres énergumènes de sang monarchique, on s'est dit que le peuple doit, lui-même choisir ses dirigeants et prendre les décisions engageant son destin. (bon bagay!) Même les pays nostalgiques de la royauté élisent un premier ministre pour diriger réellement leurs gouvernements; ne laissant aux rois, reines et autres princes que des rôles de décorations.

Depuis ces grandes réflexions, penser autrement semble être banni. Qui peut oser prétendre que des élections pour élire un président est une mauvaise chose? Quel fou viendrait remettre en cause la démocratie?

Les démocrates, très attachés au droit de chacun de «penser autrement» et d'exprimer sa façon de voir les choses, ne veulent pas traiter avec ceux qui ne sont pas de leur avis. (Démocrates mon c...!). Ils vont même jusqu'à gerroyer contre ceux qui menaceraient leur façon de vivre; exactement comme le font leurs adversaires qu'ils traitent d'intégristes.

Pourtant, le suffrage universel n’a rien d’un système sans faille.

On a déjà connu beaucoup d'élections «claires, honnêtes et démocratiques», frauduleuses. (mwen pa konn pou kisa, men se toujou konsa yo rele yo!) Avec des techniques de fraudes allant de la falsification des résultats du décompte à la manipulation des électeurs.

Vous me rétorquerez alors que le système prôné n'inclut pas les magouilles.

Mais même avec des élections vraiment «claires, honnêtes et démocratiques», on n’est jamais certain que ça soit une bonne affaire. On ne peut jamais garantir que le peuple soit en mesure de faire le bon choix.

N' allez pas raconter que je suis pour une quelconque dictature. Au contraire, je ne suis même pas pour celle de la Loi. Je parle seulement d'exemples: (non, se pa egzamp Ayiti! no bezwen mete m' nan tripotay?!)

Vous vous rappelez lorsque Jésus avait été arrêté, les autorités se découvrirent un élan de démocratie et remirent sa libération entre les mains du suffrage universel. Les électeurs avaient à choisir entre le Fils de Dieu et un brigand. Devinez qui gagna les élections...

Tilou